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Ah! Les vacances ... vous arrivez
à votre hôtel dans une station balnéaire. Une jeune fille souriante vous accueille à la réception. Un jeune homme
monte vos bagages. Une autre jeune fille vous apporte un cocktail d'accueil. Le lendemain, une
serveuse s'occupe de vous au restaurant. Une jeune animatrice s'occupe de vos enfants à la
garderie. À la plage, un maître-nageur
surveille les baigneurs. Au kiosque sur la plage, un jeune homme à l'air fatigué vous
vend une glace. À la boutique de souvenirs, vous
achetez une carte postale à une jeune fille
qui semble être de mauvaise humeur.
Qui sont ces jeunes gens? Sans
doute des saisonniers, les 700 000 travailleurs, pour la plupart des jeunes, qui travaillent
sous
le soleil d'été ou
à la neige en hiver,
pour servir et choyer des millions de vacanciers. Tous travaillent de longues heures pour des
salaires légers, souvent payés au noir, dans des conditions à la frontière de la légalité. Pas de
congés payés, pas de congés de maladie, très peu de droits en ce qui concerne le licenciement et
souvent, des disputes sur les salaires.
Thomas
en a fait l'amère expérience l'an
dernier. À 17 ans, il décide de
découvrir
le monde du travail estival dans
sa ville natale de Sète, sur la côte méditerranéenne. Débrouillard et volontaire, il décroche début
juillet un poste de surveillant dans un magasin d'articles de plage. La gérante lui promet un
mi-temps payé au noir. « Les dix premiers jours, je recevais
45 euros en liquide chaque jour, raconte Thomas.
Et puis plus rien, elle disait que je serais payé en
fin de mois. » En attendant, les heures
s'accumulent: de 9 heures à 21 heures,
sans
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